Par voie postérieure


Prothèse totale de hanche par voie postérieure mini-invasive

Information préopératoire

La prothèse totale de hanche est une intervention chirurgicale qui a pour but de remplacer les surfaces articulaires de la hanche (cavité cotyloïdienne du bassin et tête du fémur). Les causes de l’atteinte articulaire sont les plus souvent l’arthrose et les séquelles de fracture, et plus rarement une nécrose de la tête fémorale ou un rhumatisme articulaire.

Lorsque la pathologie dégénérative de votre hanche est trop évoluée il n’est plus possible de proposer un traitement conservateur à votre pathologie articulaire. L’implantation d’une Prothèse Totale de Hanche (PTH) devient alors la solution ultime pour vous permettre de retrouver l’autonomie fonctionnelle que vous avez perdue et faire diminuer de façon remarquable ou disparaître vos douleurs articulaires.

Le nombre de poses de Prothèses Totales de Hanches en France n’a fait qu’augmenter depuis plusieurs années, avec 10% d’augmentation en 4 ans le nombre de PTH implantées en France en 2015 était de 120 000 poses. Les raisons de cette croissance sont plurifactorielles s’expliquant par le vieillissement de la population et par le fait que les progrès de l’ingénierie médicale et des techniques chirurgicales ont augmentés la durée de vie des implants permettant d’implanter des prothèses de hanches chez des patients plus jeunes et dynamiques.

A l’heure actuelle le taux moyen de survie des PTH est de l’ordre de 95% à 10 ans et 80% à 30 ans (rapport HAS 2014).

Qualifié en 2007 d’intervention du siècle dans la prestigieuse revue médicale The Lancet, le remplacement prothétique de hanche n’est tout de même pas dénué de risques de complications tels que le descellement précoce ou tardif, le risque de luxation, d’infection et le risque vital non spécifique inhérent à toute chirurgie…

Pour préparer l'intervention

Un bilan radiographique complet est réalisé permettant de confirmer le diagnostic et de prévoir la chirurgie.

Notre technique d’implantation repose sur la création d’une planification en 3-dimensions réalisée sous contrôle scannographique pour définir au mieux et de façon personnalisée le type de prothèse dont vous avez besoin et la taille des implants à mettre en place diminuant ainsi les risques de raccourcissement ou d’allongement du membre opéré et le risque de luxation.

Pour cela nous vous prescrirons donc également un scanner qui permettra de réaliser cette planification en 3-dimensions de votre hanche.

De plus en cas d’anomalies anatomiques trop importantes de votre hanche il nous est possible de faire fabriquer une prothèse personnalisée entièrement conçue sur mesure pour votre hanche donc unique et dont votre chirurgien vous expliquera les spécificités.

Le risque de survenue d'une infection après la pose d'une prothèse n'est jamais nul. Il est au minimum compris entre 1% et 2% voir 3% en cas d’immunodépression (diabète, surcharge pondérale, tabagisme, insuffisance hépatique, maladie du sang, etc…). Afin de ne pas augmenter ce risque, certaines précautions doivent être prises, aussi bien par vous que par l'équipe chirurgicale. Un bilan dentaire et urinaire est prescrit afin de rechercher une infection qui devra être traitée avant l'intervention pour éviter toute contamination.

Le sevrage tabagique devra être complet et effectif 1 mois avant l’intervention et s’il n’est pas définitivement acquis prolongé au minimum 6 mois après l’intervention.

En cas de symptômes d'une infection évolutive, vous devrez prévenir votre chirurgien et vos médecins afin qu'une antibiothérapie adaptée soit éventuellement prescrite et que l'intervention soit différée.

Si vous êtes diabétique, l'hémoglobine glyquée devra être proche de la normale, c'est un bon marqueur de l'équilibration de votre diabète (votre médecin traitant et le diabétologue sont les meilleurs garants de votre suivi).

La veille et le matin de l'intervention, vous devrez prendre une douche avec un produit à base de savon chirurgical ou de désinfectant (bétadine/hibiscrub). Eventuellement, le site opératoire sera dépilé par une crème dépilatoire ou une tondeuse (le rasage est déconseillé). Il vous faut éviter toutes plaies ou excoriations cutanées en regard du membre à opérer.

Au moment de l'intervention, le médecin anesthésiste administrera une antibiothérapie dite « prophylactique ». N'oubliez pas au moment de la visite chez le médecin anesthésiste de lui faire part de vos éventuelles allergies aux antibiotiques.

 

N'oubliez pas de prévenir votre chirurgien, si vous êtes allergique aux métaux suivants : chrome, nickel, cobalt. Ainsi, si vous avez connaissance d'une quelconque réaction cutanée en face des produits suivants : ciment, boucles d'oreilles ou de ceinture, bouton de pantalon, montre, cuir, bijoux, collier. N'hésitez pas à en parler à votre chirurgien, la liste n'est pas exhaustive.

De manière générale, un bilan cardiaque vous sera sans doute prescrit, ceci est important surtout si vous utilisez un traitement anticoagulant devant éventuellement être modifié avant chirurgie.

L'acte chirurgical

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie et dure entre 1h et 2h. Une cicatrice est réalisée à la face postéro-externe de la hanche et de taille adaptée selon les cas (entre 7 et 15 cm), c’est la voie Postérieur de MOORE. Après incision cutanée, successivement sont ouverts l’aponévrose du Fascia-Lata, le Grand-Fessier puis sont relevés de leur insertion osseuse les tendons pelvi-trochantériens (ils seront réinsérés en fin d’intervention).

Les surfaces articulaires du fémur et du bassin sont coupées et préparées à l’aide d’une instrumentation chirurgicale spécifique. La prothèse peut être fixée dans l’os par impaction (prothèse sans ciment) ou avec du ciment (prothèse cimentée) selon la qualité de votre os et la tenue prévisible des implants. A la fin de l’intervention, un drain permettant d’évacuer l’hématome peut ou non être laissé.

Prothèse Totale de Hanche par voie postérieure mini-invasiveCliquez sur l'image Prothèse Totale de Hanche par voie postérieure mini-invasiveCliquez sur l'image Prothèse Totale de Hanche par voie postérieure mini-invasiveCliquez sur l'image
Prothèse Totale de Hanche par voie postérieure mini-invasiveCliquez sur l'image Prothèse Totale de Hanche par voie postérieure mini-invasiveCliquez sur l'image Prothèse Totale de Hanche par voie postérieure mini-invasiveCliquez sur l'image

Les suites opératoires

Le lever et l’appui sur le membre sont autorisés dès le soir même ou le lendemain de l’opération, sauf avis contraire du chirurgien.

La rééducation de la hanche se fait essentiellement par la reprise de la marche. Certains mouvements sont à éviter pour prévenir le risque de luxation en particulier la flexion-adduction-rotation interne de hanche.

Afin d’éviter les phlébites, un traitement anticoagulant est prescrit pendant le premier mois. Des bas de contentions peuvent être utilisés également.

Après quelques jours d’hospitalisation, nous autoriserons votre sortie avec les ordonnances de soins nécessaires (pansement, antalgiques, anticoagulants, kinésithérapie).

Vous serez revu en consultation avec des radiographies. La rééducation doit être poursuivie soit à domicile avec un kinésithérapeute soit en centre de rééducation.

La marche est autorisée d’emblée en appui total avec ou sans béquille selon vos douleurs, votre équilibre et vos sensations, et dans un délai de 4 à 8 semaines vous pourrez reprendre la conduite automobile et votre activité professionnelle.

Ces délais sont variables et sont donnés à titre indicatif. Ils vous seront confirmés lors de la consultation avec votre chirurgien.

Complications

Il existe des complications spécifiques mais rares voir exceptionnelles que sont des luxations de la prothèse, une inégalité de taille des membres inférieurs, des ossifications et calcifications péri-articulaires, une fracture péri-prothétique lors de l’implantation de la prothèse et qui nécessite une réparation osseuse dit ostéosynthèse chirurgicale associée, une paralysie du nerf sciatique, du nerf fémoral ou du nerf fémoro-cutanée.

Un descellement de la prothèse peut se produire à long terme, il s’agit d’une usure de la prothèse et de l’os adjacent qui peut provoquer une perte de fixation définitive de la prothèse dans l’os et nécessiterait alors une révision prothétique.

Il existe des complications aspécifiques telles une thrombose veineuse profonde dit phlébite, un hématome qui nécessite exceptionnellement une ponction ou un drainage chirurgical, une infection grave du site opératoire et de la prothèse qui nécessite une reprise chirurgicale avec lavage et changement des implants prothétiques et une antibiothérapie prolongée.

Il y a des risques liés à l’anesthésie qui vous ont été notifiés par votre chirurgien mais réexpliqués précisément lors de la consultation d’anesthésie préalable à l’intervention.

Toutes ces complications spécifiques de ce type de chirurgie ou non spécifiques potentiellement rencontrées pour tout acte chirurgical vous seront expliquées en détail lors de la consultation. Cependant cette liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle qu’elle soit bégnine ou grave peut survenir.

Qu'attendre de cette chirurgie ?

Cette chirurgie donne des résultats très satisfaisants avec sédation des douleurs et reprise précoce de l’autonomie fonctionnelle.

La conduite automobile est reprise après 6 semaines. Les activités professionnelles sont généralement reprises après 6 semaines à 3 mois (très variable en fonction de la profession et des cas). Les activités physiques sont autorisées après 3 mois. Elles dépendent du niveau physique du patient et sont à valider avec votre chirurgien. L’objectif attendu est une marche sans canne, sans boiterie et sans douleur, la reprise des activités domestiques habituelles et pour les patients jeunes en activité la reprise des activités professionnelles et de leurs loisirs sportifs.

Selon les recommandations AAHKS 2007 concernant le retour au sport après PTG, les sports en décharge tels le vélo, la natation, l’aviron, ou les sports d’impacts faibles tels la dance, le golf, la randonnée, le ski de fond sont conseillés mais il est possible d’effectuer des loisirs sportifs plus exigeants (sports d’impacts intermédiaires) selon votre expérience et votre maitrise technique de certains sports tels le ski alpin, le fitness aérobic, le tennis en double,… Pour optimiser la durée de vie de la prothèse et diminuer les risques de complications les sports à hauts impacts, contacts et pivot-rotatoires tels la course à pieds, le football, le squash, le rugby… sont fortement déconseillés.

En résumé

Le remplacement prothétique de hanche par prothèse totale est une intervention chirurgicale très fréquente en Orthopédie. La durée de vie d’une prothèse totale de hanche est actuellement de 20 ans minimum en l’absence de complication.

Ses résultats sont régulièrement excellents si bien qu’elle fut qualifiée en 2007 d’intervention du siècle dans la prestigieuse revue médicale The Lancet. Evidemment comme toutes interventions chirurgicales l’implantation d’une prothèse totale de hanche n’est tout de même pas dénuée de risques.

Prendre rendez-vous

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institut du sport et de l'arthrose

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