Arthrolyse chirurgicale


Arthrolyse chirurgicale

De quoi s'agit-il ?

Vous avez été opéré du genou ou avez été victime d’une fracture grave non opérée. Votre genou est actuellement raide et vous avez des difficultés à le plier ou à l’étendre. Ce phénomène est secondaire à l’apparition d’adhérences. C’est une complication rare mais non exceptionnelle après chirurgie du genou ou après une fracture. Pour faire céder ces adhérences, il est possible de réaliser une arthrolyse chirurgicale qui consiste à libérer le genou de ses adhérences et de la fibrose engainante.

En accord avec votre chirurgien et selon la balance bénéfice-risque, il vous a été proposé une arthrolyse chirurgicale. Le chirurgien vous a expliqué les autres alternatives en particulier la poursuite du traitement médico-rééducatif. Il va de soi que votre chirurgien pourra, le cas échéant et en fonction des découvertes peropératoires ou d’une difficulté rencontrée, procéder à une autre technique jugée par lui plus profitable à votre cas spécifique.

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Pour préparer l' intervention

Un bilan complet aura été réalisé à la recherche d’une autre cause d’enraidissement. Des radiographies sont réalisées, parfois une IRM aussi.

L’acte chirurgical

Le geste est réalisé sous anesthésie générale, rachianesthésie ou locorégionale. L’arthrolyse chirurgicale peut-être faite par 2 techniques différentes, soit une arthrolyse intra-articulaire stricte faite sous arthroscopie soit une arthrolyse intra-articulaire et extra-articulaire faite à ciel ouvert avec une grande cicatrice sur votre genou et votre cuisse, cette dernière est dite « grande libération de Judet ».

En fin d’intervention, le chirurgien vous informera de la flexion ou de l’extension obtenue. Votre genou sera immédiatement positionné sur une machine de rééducation réalisant des mouvements de flexion-extension automatiques en complément de la kinésithérapie manuelle. L’hospitalisation peut durer un ou plusieurs jours.

Et après ?

La kinésithérapie est essentielle. Elle est débutée immédiatement et devra être poursuivie de façon pluri- hebdomadaire jusqu’à récupération des amplitudes désirées.

Elle peut être effectuée en centre de rééducation ou en ville. Les douleurs devront être soulagées pour permettre une rééducation optimale.

Complications

Les plus fréquentes

Comme toute chirurgie, il existe un risque d’hématome qui se résorbe en règle générale tout seul. Il peut exceptionnellement nécessiter une ponction évacuatrice ou un drainage chirurgical. L’algodystrophie est un phénomène rhumatismal douloureux encore mal compris. Le traitement est médical par un Rhumatologue et peut durer plusieurs mois, entrainant un ralentissement de la rééducation.

Plus rarement

Des douleurs peuvent persister après le geste. Il est important de les traiter afin de permettre une bonne rééducation et d’éviter la perte des amplitudes articulaires.

L’absence de progression des mobilités lors de la mobilisation est possible. Il est alors possible de discuter une chirurgie avec incision comme une arthrolyse.

L’infection profonde est une complication très rare. Elle peut nécessiter une nouvelle intervention et la prescription d’un traitement antibiotique prolongé. Il vous est interdit de fumer, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d'infection ou de complications cutanées. Le sevrage tabagique doit être obtenu 1 mois avant l’opération et s’il n’est pas définitif au minimum prolongé les 6 mois suivants l’intervention.

La phlébite peut survenir en dépit d’un éventuel traitement anticoagulant. Il s’agit d’un caillot qui se forme dans les veines des jambes, celui-ci pouvant migrer et entrainer une embolie pulmonaire. Une fracture osseuse est exceptionnelle.

Il y a des risques liés à l’anesthésie qui vous ont été notifiés par votre chirurgien mais réexpliqués en détail lors de la consultation d’anesthésie préalable à l’intervention.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique.

Qu'attendre de cette chirurgie ?

L’arthrolyse chirurgicale permet, lorsqu’elle est réalisée suffisamment tôt, de retrouver une flexion ou une extension satisfaisante mais souvent pas totale. Cependant, dans certains cas, l’arthrolyse peut ne pas être suffisante et ne permet pas d’obtenir un gain d’amplitude articulaire satisfaisant. Il peut aussi arriver que malgré une arthrolyse chirurgicale satisfaisante après mobilisation, le déficit de flexion ou d’extension réapparaisse à distance. C’est la raison pour laquelle la kinésithérapie doit être réalisée de façon optimale.

En résumé

L’arthrolyse chirurgicale pour raideur du genou peut-être une procédure chirurgicale complexe. Elle permet de retrouver une flexion ou une extension satisfaisante mais souvent pas totale et parfois décevante. La rééducation dans les suites est primordiale. Elle doit être débutée immédiatement et doit être poursuivie pendant plusieurs semaines, de façon pluri-hebdomadaire pour maintenir les amplitudes articulaires obtenues pendant l’intervention chirurgicale.

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institut du sport et de l'arthrose

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